A partir de 1892, le déclin des vignobles
de l'Aube commence. Entre 1892 et 1912, la surface viticole de l'Aube
passe de 19794 hectares à 6482 hectares.
Dans les plantations qui s'échelonnent entre 1800 et 1852, sont essentiellement
recherchés des cépages à grand rendement tels que le Gamay (même si le Pinot
Noir est déjà très représenté dans les vignobles de l'Aube). A cette
époque, les vins de l'Aube trouvent deux débouchés importants vers Paris et
le Nord de la France, où il est vendu surtout comme vin rouge,
plus conforme aux modes de l'époque que le vin blanc jusque
là produit, ainsi que vers la Marne, où il entre dans l'élaboration du champagne.
Cependant la concurrence des vins du Midi, moins chers et en teneur alcoolique
plus riche, prive les vignerons de l'Aube d'une partie de leurs anciens débouchés.
S'ajoute alors l'apparition du mildiou puis surtout celle du phylloxéra en 1889
à Urville. Son arrivée sur la commune d'Arrentières
date de 1893. Le vignoble est alors presque entièrement ravagé. Peu à peu, les
vignes vont être replantées à l'aide de plants français greffés sur porte-greffes
américains. Les vignerons vont voir leurs habitudes de travail transformées,
les vignes sont alors organisées en ligne de façon à permettre
le passage des chevaux puis des tracteurs. Le greffage va encore une fois privilégier
le Gamay, donnant des récoltes plus abondantes.
Il faut noter que dès 1860, du champagne est élaboré à Bar sur Aube.
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